Messieurs Molac et Le Fur

29/10/2015 18:45
LA FRANCE, PAYS ETRANGER, N’A QU’UN DROIT EN BRETAGNE : EVACUER LE TERRAIN.
 
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LETTRE AUX DEPUTES LEFUR et MOLAC, 21 juillet 2014 : PIQÛRE DE RAPPEL À CES DEUX "DEPUTES".
 
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Messieurs les Députés,
 
 
Si l’on en croit les médias, vous êtes presque les seuls à être intervenus dans le lamentable débat de la restitution de la Loire Atlantique à la Bretagne, le département le plus important de notre Pays, le plus riche et le plus prospère, le plus cher au coeur des Bretons.
 
Le Comté de Nantes fait partie de notre territoire national depuis l’an 851, soit depuis près de douze siècle.
 
Par une décision de caractère totalitaire, il nous a été volé par le pays situé à l’est de nos frontières, sous le régime de Vichy, et a été maintenu dans le territoire de la France par la force, ce pays disposant encore actuellement, en violation flagrante du droit des peuples, consacré par le droit international, des moyens de coercition dont la Bretagne est privée depuis son invasion et son asservissement par son ennemi héréditaire.
 
Les Bretons ont noté – sans surprise – que plusieurs de vos collègues se sont emparés des débats pour les mettre au service de leurs médiocres ambitions personnelles. Ayant la mémoire longue, ils s’en souviendront pendant des siècles, soyez-en certains.
 
La Bretagne appartient aux Bretons, d’une manière EXCLUSIVE.
Elle n’est pas française. Elle a été envahie et détruite à trois reprises de 1487 à 1491, puis annexée en 1532, par un faux traité, imposé par la force, la corruption, sans aucun consentement ni de la population, ni de ses élites.
 
De 1532 à 1789, la Bretagne a été asservie par la monarchie française, mais a su conserver le droit de s’administrer elle-même et de voter ses impôts, par une résistance féroce aux initiatives maléfiques de son voisin, avec lequel elle a du supporter un souverain commun, le roi de France, ses armées nationales ayant été détruites, comme vous le savez, au champ d’honneur de Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488. Il a fallu supporter la présence française pendant ces deux siècles et demi, faute de pouvoir l’éradiquer de chez nous. 
 
 
 
Les rois de France, quoique honnis en Bretagne, comme souverains étrangers, ont été infiniment plus respectueux de la Bretagne que les régimes issus de la très meurtrière « révolution » de 1789.
 
 
 
En 1789, les Institutions, la législation, la fiscalité de la Bretagne ont été abolies, sans son consentement. Un processus impitoyable de colonisation a été mis en oeuvre par un pays auto-proclamé « inventeur des droits de l’homme », imposture ridicule, les droits de l’homme étant une conquête progressive de l’humanité depuis l’antiquité, comme le prouvent les textes depuis Hammourabi, d’une manière irréfutable.
 
La langue et la civilisation bretonnes ont été persécutées, les cerveaux lessivés par un enseignement voulu et programmé depuis Paris, pour écraser toute velléité d’identité nationale chez les Bretons. La langue est virtuellement morte. Parlée par 1,6 million de Bretons en 1860, elle ne compte plus guère que 100 000 locuteurs à l’heure actuelle, et perd plus de 10 000 locuteurs chaque année : cette éradication programmée, au regard du droit international, est un CRIME IMPARDONNABLE.
 
Jusqu’à ce jour, les Bretons ont fait l’objet d’insultes insanes, sans que leurs auteurs soient poursuivis, là ou madame Taubira obtient du tribunal de Cayenne une condamnation à neuf mois de prison ferme, pour une injure il est vrai inacceptable, mais infiniment moins grave que que celles qui ont été déversées sur nous depuis 1789, l’année où la France, selon l’histoire officielle, a apporté au monde la Liberté et les Droits de l’homme (!).
http://louis-melennec.fr/2012/11/
Avez-vous lu ces injures anti-bretonnes ?
Avez vous seulement lu les procédés ignobles par lesquels les Bretons ont été colonisés, pillés, exploités, humiliés ? Il est temps que vous le fassiez, et que vous redressiez la tête.
Les Français sont un peuple respectable. Les Bretons sont un autre peuple, identifié par les auteurs antiques avant même leur émigration en Armorique, plus de mille ans avant les Français.
Il est stupide de vouloir considérer qu’ils sont une même Nation : cela n’a jamais été, cela n’est pas, cela ne sera JAMAIS.
Voici pour vous et les autres parlementaires « bretons », qui ne vous êtes jamais préoccupés de ce qu’à été notre histoire sous la férule impitoyable de la France :
 
http://blog-louis-melennec.fr/2012/07/02/la-colonisation-de-la-bretagne-de-1532-a-2012-2/
 
Ne nous dites pas, comme l’un des députés élu dans une circonscription voisine de la vôtre, celle de Quimper : « c’est cuit » pour la Bretagne, parce que le premier ministre français ne le veut pas. Comme si la restitution des droits volés et violés par le pays voisin du nôtre avait rien à voir avec la volonté d’un quelconque premier ministre, surtout originaire, par sa famille, d'un pays qui va accéder à l'indépendance ! 
Les ministres et les présidents passent, la Bretagne est éternelle.
 
Vous et les autres parlementaires bretons n’avez qu’une seule Mission : nous faire restituer tout ce qui nous a été volé par un Etat-voyou, qui n’a ni de près ni de loin à décider quoi que ce soit à notre place. Le droit de décider de leur destin n’appartient qu’aux Bretons, et à eux seuls, comme tous les peuples du monde.
Dans les circonstances présentes, les Bretons étant enfin informés de la manière dont leur pays a été écrasé et réduit, vous n’avez qu’un seul mandat : travailler à leur rendre ce qui leur appartient de temps immémorial. Toute autre manière de faire serait contraire au droit, à la morale, aux règles élémentaires de la démocratie. Et vous déshonorerait.
 
Aujourd’hui, 75 pour cent de la population bretonne, par les sondages qui expriment SA DECISION, veut récupérer TOUS SES DROITS, NATIONAUX et INTERNATIONAUX. Elle sait que le droit international existe, et entend désormais porter le débat sur ce terrain, et dénoncer les magouilles misérables de quelques uns d’entre vous.
 
La France N’A AUCUN DROIT EN BRETAGNE, SAUF CELUI DE S’EN ALLER. Je suis, comme tout Breton, entièrement solidaire des 75 pour 100 qui ont exprimé leur volonté d’être désormais entièrement maîtres de leur destin.
 
J’amplifierai la présente lettre, et l’adresserai, en tant que tel, non en mon nom personnel, aux députés, aux sénateurs, aux maires des grandes villes bretonnes, dans le souci, notamment, de relever le lamentable débat aux termes duquel quelques uns, investis du seul devoir D’OBEIR à la population, croient pouvoir en disposer comme un troupeau de bestiaux, pour servir leurs médiocres ambitions personnelles.
 
La France étant en Bretagne un pays étranger, toute idée de référendum est STUPIDE, les Bretons étant chez eux dans leur Pays, depuis douze siècles, la France n’étant chez eux que par la force, la contrainte, la manipulation. C’est aujourd’hui le problème des réparations dues à la Bretagne qui se pose.
 
Les médias étant asservis d’une manière vile, ce que toute la population de l’hexagone exècre, la servilité des « élites » étant évidente, notre volonté de recouvrer nos droits historiques dans leur intégralité étant maintenant ce qu’elle est, il serait illusoire de croire que la situation est maîtrisée à l’est de nos frontières, par un pays qui se délite, au grand désespoir de sa population, qui n’a même plus le droit de s’exprimer, à peine de poursuites devant les tribunaux correctionnels : les chroniques historiques, politiques, juridiques surtout, sur le débat breton comportent désormais plusieurs centaines de milliers d’entrées sur Internet : c’est là que se déroule le vrai débat, non dans Ouest-torche, Le Télé-crasse, Le Monde, Le Figaro … et autres qui tentent de scotomiser un problème qui aujourd’hui éclate au grand jour. Nous sommes un autre Canada français, une autre Catalogne, une autre Ecosse : nous ne pouvons que gagner, même si des efforts sont encore nécessaires.
 
Nous avons été informées des prétendues convictions bretonnes, de M.M. LE FUR et MOLAC. par la presse dite "subventionnée", en aucun cas par des actes effectifs et efficaces. Il est plus que temps est temps de parler clair et net, et de ne plus se contenter de lieux communs. Le moment est venu pour que cela cesse. Il y a cinq siècle que la France pille nos finances et nos talents. Si vous êtes inaptes à vos fonctions : démissionnez. Il vous restera, sans rien faire, de très substantielles "retraites" puisées dans nos poches, ce à quoi nous n'avons d'ailleurs jamais consenti.
 
Recevez, messieurs les Députés, l’assurance de ma parfaite considération.
 
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Louis MELENNEC, docteur en droit et en médecine, Ex-consultant près le Médiateur de la République française, auto-proclamée des "droits de l'homme".

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